Pas (jamais) à la hauteur

« Je ne suis pas à la hauteur »

« Je suis dur.e avec moi-même », « je ne suis pas à la hauteur », » je suis perfectionniste », « je culpabilise beaucoup »… Et si ça changeait? Et si je passais au « je suis bienveillant.e avec moi-même », « je suis une merveille » ,  » j’ai des fragilités et je suis une belle personne »? L’autocompassion permet cela : elle aide à me considérer comme un.e ami.e qui m’est cher.e.

L’autocompassion a été développée par la psychologue universitaire américaine Kristin Neff au début des années 2000. Des études en ont montré les multiples bienfaits : elle renforce l’équilibre émotionnel sans nuire à la volonté de s’améliorer, facilite nos relations avec les autres, booste la motivation en encourageant à réessayer, aide à traverser la maladie (à l’accepter et à se soigner), rend plus aisé le retour à l’équilibre émotionnel après une épreuve, augmente la résilience psychologique, diminue le stress, et bien d’autres effets encore.

Echelle de compassion

K Neff propose une série de questions pour « mesurer » notre dureté envers nous-même, et donc notre besoin d’autocompassion. En voici un extrait. Répondez par « souvent, parfois, jamais » :

  1. Je désapprouve et juge mes propres défauts et insuffisances.
  2. Lorsque je me sens mal, j’ai tendance à être obsédé(e) et à focaliser sur tout ce qui ne va pas.
  3. Quand les choses vont mal pour moi, je vois ces difficultés comme faisant partie de la vie que chacun traverse.
  4. Quand je pense à mes insuffisances, je me sens différent(e) et coupé(e) du reste du monde.
  5. J’essaye d’être aimant(e) envers moi-même quand je souffre.
  6. Quand j’échoue à quelque chose d’important pour moi, je suis envahi(e) par un sentiment de ne pas être à la hauteur.
  7. Quand je me sens déprimé(e), je me rappelle qu’il y a beaucoup d’autres personnes dans le monde qui ressentent la même chose.
  8. Quand les choses vont vraiment mal, j’ai tendance à être dur(e) envers moi-même
  9. Quand quelque chose me contrarie, j’essaye de garder mes émotions en équilibre.
  10. Quand je ne me sens pas à la hauteur d’une quelconque façon, j’essaye de me rappeler que ce sentiment est partagé par la plupart des gens

(cf le lien suivant: test en ligne)

Merveille, fragilité, cadeaux

La démarche d’autocompassion se déploie en quatre grandes étapes:

  • prendre conscience que je suis une merveille
  • reconnaître mes fragilités -ce qui n’enlève ne rien au fait que je sois une merveille- pour susciter ma compassion
  • se rappeler que tout humain a ses fragilités: quand je souffre ou j’échoue je ne suis pas a-normal. Au contraire, je rejoins l’expérience de tout un chacun.
  • se faire du bien

Décréter que je suis bienveillant.e avec moi-même ne suffit pas. Pour devenir effectivement auto-bienveillant, il faut la conjonction d’un désir, d’une décision et d’une pratique.

Nous proposerons une série d’exercices très bientôt… 🙂

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