Chhht! Ca fait du bien!

Bienfaits du silence: les 6 voies

Si je suis dur avec moi même, si je culpabilise à outrance, il est bon de me faire plaisir. Comment? Commençons simplement. Le neuroscientifique M. Le Van Quyen nous apprend que le cerveau a besoin de SILENCE. Solliciter trop son cerveau c’est abuser de ses immenses ressources – comme ce qu’on fait subir à notre planète. Ça l’épuise. il y a 6 sortes de silence. 6 chemins pour donner a notre cerveau ce qui est important pour lui. Donc pour nous.

Silence du corps

1e silence: SILENCE DU CORPS. apprendre à ne rien faire. Essayons aujourd’hui de nous offrir des instants de pause corporelle: rester assis, rester debout, rester couché. Le mieux c’est de se fixer au préalable une durée (30s, 2mn, 10mn) et de doucement s’obliger à s’y tenir. Sinon on aura toujours une bonne raison d’arrêter de ne rien faire -une urgence.
Et si vous preniez vos 1e secondes de silence corporel tout de suite?

Silence des yeux

Voici le 2e chemin de silence, chemin que les neurosciences recommandent pour le bien de notre cerveau, donc notre bien: le SILENCE DES YEUX. Faites vous ce cadeau cette semaine! Offrez à vos yeux des moments sans écran (vous savez les méfaits de la lumière bleue et des écrans en général). Ou des moments sans lumière (fermez les paupières!). Ou des moments sans « vagabondage » : laisse-les se poser longuement sur votre mug, l’arbre à la fenêtre, la jante de la voiture garée devant, un passant, une étoile, votre main… Laissez-vous étonner par ce que vous voyez. Avec douceur, reposez vos yeux.

Silence sonore

Voici le 3e chemin de silence, pour prendre soin de vous: le SILENCE SONORE. Offrez du silence à vos oreilles! Débusquez toutes les occasions de vous faire ce cadeau 1/ renoncez au fond musical au bureau, à la radio en voiture, aux écouteurs à la salle de gym… Résistez doucement à l’excuse en béton « ça me détend »: en êtes-vous sûrs? ou à celle-ci « c’est crucial de s’informer »: est-ce urgent ou important? Rappelez-vous que les bienfaits du silence se mesurent sur le long terme, et en profondeur. 2/ pourquoi pas, au lieu des pauses café-papotage, ne pas s’offrir des pauses silence sonore, en solitaire. Comme une pause-clope sans clope!
Si le silence ne vous est pas familier, écoutez-le  Portez votre attention sur votre ouïe, et écoutez tous les sons autour de vous. Des sons lointains (avion, voitures) aux proches (voisins) et aux intimes (votre respiration, votre coeur). Ecouter ainsi les sons est un bon moyen de faire silence. Délectez-vous.

photo of woman sitting on rock
Shhhht. Ecoute le silence. Photo de Eternal Happiness sur Pexels.com

Silence des ruminations

Alors le silence sonore, c’est bon? Voici un autre chemin de silence, pour faire du bien à votre cerveau, donc à vous: le SILENCE DE L’EGO ou SILENCE DES RUMINATIONS. Quand on a été blessé, il est normal d’éprouver colère, ressentiment, chagrin. Autant d’émotions négatives qu’il s’agit d’accueillir, pas de réprimer ou de rejeter. En parler peut aider à prendre acte de la blessure. Ce qui devient problématique c’est quand on ‘rumine’ ce qui s’est passé, on relit la lettre encore et encore, on repasse sans cesse la scène, pour refaire surgir la colère, la peur ou le chagrin.
Le silence des ruminations, ce n’est pas un effort pour oublier -on n’oublie pas les traumatismes. C’est déjà décider de ne pas réactiver le souvenir (ex: jeter la lettre blessante). Et quand le souvenir se présente à notre esprit, le laisser simplement passer sans s’y attacher, s’y attarder. Pour s’aider on peut penser à une belle chose qui ne serait pas arrivée sans cet événement.

Silence de l’attention

6e et dernière voie de silence, pour prendre soin de vous: le SILENCE DE L’ATTENTION. Il s’agit ici de ne rien imposer à votre esprit. Par exemple offrez-vous des moments dans la lune  Oui, oui, donnez-vous ce plaisir! Laissez flotter les pensées qui vont et viennent, sans rien forcer, sans rien interdire. Il y aura des pensées neutres, des pensées plaisantes, des pensées déplaisantes. Regardez-les passer avec une bienveillante neutralité, comme des bateaux sur un cours d’eau, comme des nuages dans le ciel.
Si une pensée met en branle une réflexion, une recherche de solution, prenez-en simplement conscience et remettez-la doucement sur son bateau. Dites-lui que vous la rappellerez plus tard.
Si une pensée s’accompagne d’une émotion, accueillez cette émotion. Souriez-lui si elle est positive, souriez-vous avec compassion si elle est négative, et laissez repartir la pensée.
SI une pensée devient obsédante, reprenez conscience de votre corps, de vos sensations. SI ça ne suffit pas, notez-la pour y revenir plus tard ou bien promettez vous d’en parler plus tard. En tout cas préservez ce moment « dans la lune ». Goûtez au plaisir d’être là avec vous-même, comme avec votre meilleur ami.

 

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